Présentation du CORAC

À propos de la filière française

Avec plus de 37 millions de vols commerciaux réguliers en 2017, et plus de 4 milliards de passagers transportés, le trafic aérien poursuit une croissance régulière estimée entre 4 et 5% par an. D’ici à 20 ans, plus des 2/3 des appareils actuellement en service (environ 20 000 avions de plus de 100 places et avions de fret au-delà de 10tonnes) devront être remplacés et la croissance du trafic, conjuguée au remplacement des appareils en fin de service, se traduira par la production sur cette période d’environ 35 000 nouveaux avions. L’industrie aéronautique est donc un secteur extrêmement porteur.

 

De fait, le poids économique mondial de l’aviation est estimé à plus de 1780 Md$ et génère un total de 26,3 millions d’emplois (chiffres 2015).

 

En France, le transport aérien (secteur manufacturier, opérations et services) correspond à une activité économique chiffrée à 65 Md€ et s’appuie sur 780 000 emplois (dont 300 000 emplois directs). L’industrie aéronautique civile française a atteint pour sa part en 2017 un chiffre d’affaires de 44 Md€ (secteur civil) et génère plus de 200 000 emplois directs. Elle est présente dans tous les segments de marché (avions de transport, avions d’affaires, hélicoptères, moteurs, systèmes), où elle occupe très souvent une place de leader : la France est aujourd’hui l’un des deux seuls pays avec les Etats Unis à savoir réaliser un aéronef dans sa totalité (aérostructures, moteurs, systèmes et équipements bord). Notre industrie est un atout majeur pour l’économie nationale, générant un très fort excédent de la balance commerciale (+17 Md€ en 2017) quand beaucoup de secteurs sont devenus des importateurs nets.

 

L’aéronautique civile est un puissant moteur de croissance de l’industrie française et européenne. Sa réussite est celle de l’ensemble d’une filière qui constitue l’un des moteurs de l’innovation dans notre pays. Compte tenu des coûts de production en France et en Europe, seule une filière aéronautique civile innovante, agile et organisée peut rester dans le jeu de la compétition internationale. Ceci implique de développer encore davantage une forte capacité d’innovation, distribuée sur tous les acteurs de la filière, des grands groupes aux PME, en étroite association avec les acteurs publics, centres de recherche et administrations concernées.

 

C’est toute l’ambition du CORAC.

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