Environnement

RTE

Climat

Différentes études à caractère scientifique ont été menées depuis plus d‘une décennie pour estimer les différentes composantes de l’impact du transport aérien sur le climat. Ces études ont été le plus souvent menées dans le cadre de programmes européens ; le DLR et l’Université de Manchester en ont été les principaux acteurs. En 2009, le graphique ci dessous a été publié afin de préciser les termes de l’impact radiatif de l’aéronautique avec mention explicite des incertitudes attachées à chacune de ces composantes (Lee et al, 2009) :

Il apparait clairement que l’incertitude majeure est liée à la formation de traînées de condensation et à leur évolution vers des cirrus persistants. Afin de réduire cette incertitude, il a été décidé de faire appel à des physiciens dans le cadre d’un programme de modélisation du phénomène appuyé sur des mesures en vol.   Le programme comporte trois étapes majeures :

  • Caractérisation des particules en sortie moteur (distribution en taille) afin de déterminer les conditions de germination des hydrométéores en phase glace constituant la traînée de condensation (phase 1, coordination Onera)
  • Processus de formation et d’évolution des trainées de condensation et des cirrus induits. Comparaison avec des mesures en vol sur des trainées (phase 2, coordination CERFACS)
  • Modalisation d e l’impact climatique associé à différents scénarios de flotte et de routes aériennes avec introduction d’une représentation simplifiée des trainées / cirrus (phase 3, coordination LSCE/IPSL)

QUALITÉ DE L'AIR

Lors de ses premiers travaux, le groupe de travail du Réseau Thématique Environnement du CORAC a relevé un certain nombre de questions qui lui ont semblé importantes :

  1. Quelle est la contribution des différentes sources de pollution aux émissions d’une plateforme aéroportuaire ? En particulier, quelle est la contribution des avions ?
  2. Quelle est la contribution de l’activité de la plateforme aéroportuaire sur la qualité de l’air locale ?
  3. Peut-il exister des zones d’accumulation des polluants sur la plateforme engendrant des dépassements de concentration des espèces polluantes règlementées ?
  4. Comment prédire les épisodes de dépassement des seuils réglementaires ?

Il apparaît que la réponse à ces questions impose de se doter d’outils d’inventaire des différentes sources d’émissions, ainsi que d’outils de modélisation, l’ensemble étant appuyé sur des mesures de validation. Un programme de recherche va être prochainement proposé à cet effet, dans le but d’améliorer les connaissances sur les processus conduisant à une modification de la qualité de l’air en zone aéroportuaire étendue et d’intégrer les méthodes et les avancées les plus récentes dans les outils de prévision. Ceux-ci doivent permettre de mieux estimer l’impact des différentes composantes de l’activité aéroportuaire sur la qualité de l’air, et ce, à différentes échelles spatio-temporelles. Ces travaux doivent permettre de mieux estimer la part de chacune des sources (trafic aérien, trafic routier etc.) sur la qualité de l’air locale autour d’un aéroport, et permettre ainsi de mieux appréhender l’effet des aéronefs et, par conséquent, de mieux orienter les choix technologiques de l’industrie manufacturière.

 

 

Rapport-Qualite-de-lair-310712

BRUIT

Le RTE du CORAC a débuté en 2013 une analyse des connaissances relatives à la gêne engendrée par le bruit aéronautique en vue de préciser les domaines dans lesquels une connaissance plus approfondie des phénomènes en cause permettrait de réduire plus efficacement l’impact de l’aviation sur cette gêne. Il s’est appuyé sur le réseau collaboratif IROQUA (Initiative de Recherche pour l’Optimisation Acoustique Aéronautique) qui, agissant maintenant sous l’égide du CORAC, mutualise depuis 2005 les travaux menés en France sur le bruit des aéronefs en termes de réduction et d’impact.

Par ailleurs, après de premières réflexions sur les « facteurs acoustiques » de la perception sonore, le groupe de travail a été élargi aux sciences humaines et sociales afin de prendre en compte d’autres dimensions de la problématique de la gêne, engendrée par le transport aérien, des riverains d’aéroports. Le présent rapport a donc bénéficié de la diversité des disciplines participantes permettant d’explorer un maximum de solutions pour répondre à la problématique.

 

Document-RTAE-Bruit-decembre-2015

 

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