Décarboner l’aviation

Décarboner l’aviation – les chiffres 2020

Aujourd’hui le transport aérien représente 2 à 2,5% des émissions de CO2 d’origine anthropique et cette valeur correspond à un réel consensus scientifique (1). Cette valeur est à mettre en perspective, par exemple avec la part associée au textile et l’habillement (entre 8 et 10% (2)) ou à l’Internet (environ 4%  (3)). Les appareils les plus récents de la gamme Airbus permettent d’atteindre une consommation par passager d’à peine plus de 2 litres aux 100km.

 

Les avions actuels ont une consommation unitaire (par passager.km) 5 fois plus faible que ceux fabriqués dans les années 1960. Des gains de consommation de 15 à 20% entre 2 générations d’appareils ont été réalisés grâce à des progrès sur l’efficacité propulsive, la masse, l’aérodynamique, l’usage de systèmes plus électriques, une avionique plus performante.

Le monde de l’aérien sait qu’il est impératif de limiter le réchauffement à moins de 1,5 à 2 degrés d’ici la fin du siècle. Prendre notre part de l’effort d’intelligence et de créativité nécessaire, de toute urgence, est une évidence. Le transport aérien doit pour cela faire décroître ses émissions mondiales jusqu’à atteindre en 2050 la moitié de celles de 2005 : cet objectif a été collectivement fixé par ATAG (Air Transport Action Group, collectif mondial rassemblant compagnies aériennes, aéroports, industriels, organes de gestion du trafic aérien) dès 2009 et il est compatible avec l’accord de Paris.

 

Pour estimer l’effort technologique et opérationnel nécessaire à cet objectif, il faut considérer les prévisions actuelles de trafic aérien pour les décennies à venir. La pandémie mondiale de 2020 conduit à anticiper un fort ralentissement de la croissance de ce trafic, avec des répercussions à très long terme (estimations ATAG, octobre 2020). Malgré cette nouvelle donne, les acteurs du transport aérien doivent se mobiliser autour de programmes technologiques ambitieux pour parvenir à la décarbonation attendue.

© ATAG (4)

Références

(1) Toutes les publications récentes dans des journaux scientifiques à comité de lecture se situent dans cette fourchette. On pourra par exemple se référer à la valeur donnée par le comité scientifique international « Global Carbon Project » en 2018 (2,3%)

(2) UNECE (2018) UN Alliance aims to put fashion on path to sustainability

(3) Belkhir L.,Elmeligi A., (2018) Assessing ICT global emissions footprint: Journal of Cleaner Production, 177, 448-463.

(4) ATAG – Rapport Waypoint 2050

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